Son histoire

Structure du Fort Frère

Symbole de la victoire de l’armée française sur l’armée allemande pendant la deuxième Guerre Mondiale, le Fort Frère fait, depuis, l’objet de reconstitutions par la section fortifications du Club sportif et artistique de la Garnison de Strasbourg (CSAGS). On dit de ce fort qu’il est le fort de type Biehler le mieux conservé en Europe. Le Fort Frère a une architecture impressionnante et dispose de près d’une centaine de salles. À l’époque, les soldats pouvaient y vivre tout le temps.

Un peu d’histoire !

Le Fort Frère est un fort hérité de l’occupation de l’empire allemande dirigé par Guillaume Ier. Situé dans la ville de Strasbourg devenue la capitale du nouveau Reichsland Elsas-Lothringen, le Fort Frère fait partie de la ceinture des 14 forts et des 5 ouvrages intermédiaires érigés autour de la ville de Strasbourg. De type Biehler, il fut érigé dans les hauteurs d’Oberhausbergen et devait contribuer à maintenir la capitale de l’Alsace hors de portée de l’artillerie de l’armée ennemie. De son nom d’origine Grossherzog von Baden, il fut baptisé fort ‘Pétain’ après 1918, et Fort Frère après 1945.

De l’architecture du Fort Frère

C’est le fort n°5 dans la hiérarchie des forts de la ceinture de Strasbourg. Il permettait à l’armée allemande de défendre la ville dans la direction du Nord-Ouest. Le Fort Frère est un fort de forme polygonale qui s’étend sur un domaine de 10 hectares. C’est le tout premier fort détaché à fossé sec dessiné suivant le plan de Biehler. Le fort est construit de pierres issues des carrières de Lutzelbourg et entièrement recouvert de terre puis en 1887 d’une carapace de 1,2 m de béton. En 1895, on renforça les entrées en y installant des portes blindées anti-souffle.

On retrouve dans le fort environ 64 salles et chambres conçues pour divers besoins. On y retrouve en substance un magasin à poudre, les casernes qui comprennent les chambres de troupes dont le chauffage est assuré par un système de ventilation installé en 1904, le réfectoire, les réserves alimentaires et la boulangerie. Le fort a également une salle des réservoirs d’eau à laquelle est reliée la salle de machinerie de pompage. Les soldats pouvaient aussi se recueillir dans la chapelle du fort. Le personnel mécanique disposait également d’un atelier mécanique pour s’occuper de l’équipement roulant et mécanique.

Le fort disposait pour ses besoins d’un atelier de menuiserie pour la confection des tables, lits et autres outils de guerre qui pouvait nécessiter l’usage du bois et de l’ingénierie du bois. Une infirmerie équipée de dizaines de lits permettait de veiller à la santé des soldats et de soigner les blessés qui ont pu revenir au fort. Enfin, autant les officiers avaient leur salle à manger, le commandant avait ses appartements bien décorés où il pouvait se reposer et recevoir.

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